samedi 19 mai 2012

Le temps qui passe

Les étoiles alignées dans un ciel d’été
L’aube qui se lève
Un premier cri
Les nuages filant sur fond d’azur
Le soleil au zénith
Une ride au coin de l’œil
L’horizon qui s’obscurcit
Un dernier souffle
Le voile de la nuit qui tombe

Qu’est-ce que le temps ? Comment le mesurer ?
L’horizon de la mort et le caractère temporaire de toute présence ont suscité depuis longtemps chez l’homme un "désir d’éternité". Au sens propre, l’éternité désigne l’absence de toute dégradation, la plénitude d’une présence inlassablement semblable à elle-même. Mais nous sommes irrémédiablement soumis au temps qui nous emporte. Nous vivons dans le temps, et cela signifie d’abord notre incapacité à nous en extraire, à lui échapper. Le christianisme nous a habitués à le concevoir comme orienté : la Création en marque le début, et il se déploie ensuite selon un axe orienté (la flèche du temps). A cette linéarité s’oppose un temps cyclique tel qu’il fut admis par exemple dans la culture aztèque, où il est symbolisé par un serpent se mordant la queue ou bien dans le bouddhisme tibétain avec sa roue du temps, le Kalachakra.
Selon Saint Augustin, des trois aspects du temps, aucun ne correspond, si peu que ce soit, à une présence. Le passé n’est plus, le futur n’est pas encore, et le présent, sans aucune réalité en lui-même, n’est rien de plus que le point où le futur se transforme en passé. Le temps n’est ainsi composé que de trois versions du néant.
Le temps n’ayant pas d’être réel, on ne peut le mesurer qu’à son écoulement notamment par l’observation de phénomènes physiques comme la rotation de la Terre sur elle-même (période de rotation) et autour du Soleil (période de révolution).
« Le temps est le nombre du mouvement selon l’avant et l’après.» (Aristote)

Les vidéos ci-dessous présentent des mécanismes séparés par plus de deux mille ans d’histoire et montrent comment l’homme a cherché à faire  évoluer les technologies pour mesurer le temps avec une précision toujours accrue comme pour nous rappeler qu’il nous est compté…



La mystérieuse machine d’Anticythère a été découverte en 1900 dans une épave près des côtes de l'île grecque. Ce mécanisme en bronze, composé d’au moins trente engrenages, construit par les Grecs et daté du premier siècle avant Jésus-Christ est l'objet technique le plus sophistiqué qui nous soit parvenu de l'Antiquité. Pour en savoir plus : http://www.antikythera-mechanism.gr/

Et de nos jours, les horlogers, toujours en quête du mouvement perpétuel parfait, font la course à l’innovation, espérant réussir à s’affranchir des effets de la gravité sur la chronométrie et des forces de différentes intensités fournies par les déplacements aléatoires du poignet du porteur de leur montre.


dimanche 6 mai 2012

Une madeleine en noir et blanc...

Qui exhale une douce odeur de vieux papier jauni... Oui, mes plus beaux souvenirs de lecture sont ceux d'ouvrages illustrés comme les Voyages Extraordinaires de Jules Verne. Aujourd'hui, pour les besoins du scénario qui met en scène le célèbre écrivain je me replonge avec délectation dans son oeuvre et trouve même des titres que je n'avais jamais lus, comme Une Ville Flottante, le Maître du Monde et les Cinq Cents Millions de la Begum...

Vous pourrez voir de nombreuses illustrations en cliquant sur l'image ci-dessous :


Contrairement aux lieux communs répandus sur lui et selon lesquels il aurait écrit tous ses romans sans bouger de son bureau, Jules Verne a beaucoup voyagé  : Angleterre, Ecosse, Etats-unis... Et je vous proposerai bientôt de partir sur ses traces, armée d'un astrolabe très particulier. Mais pour l'instant, je dois encore appronfir  le fonctionnement de cet instrument...